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Art historian, dreamer-dancer, intellectual

Conference, useful information

Memory and globalization in artistic and creative practices

16-17 June 2017



MILC – Maison Internationale des Langues et des Cultures
35 rue Raulin – Lyon 7e
4th floor, rooms 410 and 409
registration at the entrance hall


Google Map


By plane: to go to the city from the Aéroport Saint Exupery you take the shuttle Rhônexpress. You can buy tickets on-line (the cheapest option), at the station before departure or in the shuttle. The shuttle takes you directly to the Gare de Lyon Part Dieu in 30mn (the terminal stop).

By the way the station from which Rhônexpress departs is a work of Santiago Calatrava so it is worthy of attention.

By train: the most probably you will arrive to Gare de Lyon Part Dieu or Gare Perrache which are located in the central areas of the city and are well integrated in the transportation system of Lyon.

Transports en commun lyonnais (web-site)


The hotels within walking distance of the venue:

Hotel Campanile Lyon Centre – Berges Du Rhône

Comfort Suites

Hôtel ibis Lyon Centre

You can also find the hostels and airbnb options according to your preferences and budget. Lyon is not a big city and can be easily crossed on foot but still, we would recommend you to stay in the districts Lyon 2, Lyon 3, Lyon 7.


Don’t hesitate to contact us if you have any questions:





Aleksandr Reznik and “Lev Trotsky” in the University of Lyon 3

We are delighted to welcome a postdoctoral researcher Aleksandr Reznik in the University of Lyon 3 with a talk:

The Political Cult of Lev Trotsky during the Russian Civil War

14 April 2017
Maison International des Langues et des Cultures
35 rue Raulin – Lyon 7e
Room 410

In 1914-1922 the cult of the leader became a prominent component of the Russia political culture. The cult of Lev Trotsky emerged as a reflection of this tendency during the Russian Civil War. Although he was neither a military dictator, nor did he possessed personal power comparable to that of Mannerheim, Pilsudski or Mussolini, he was — in terms of public view of new regime’s hierarchy — the second only to Lenin. The cult of Trotsky is not comparable to the cults of totalitarian leaders, but it should be seen in the context of modern personality cults of wars and revolutions.


Aleksandr Reznik
Ph.D. in Russian History
postdoctoral researcher at the University of Basel

Graduated from the History Department of the European University at Saint Petersburg in 2012. In 2012-2016 worked as a research fellow and a lecturer in the Center for Comparative History and Political Studies at the Perm State University

The editor of L.D. Trotsky, pro et contra, anthology. Saint Petersburg, 2016 (in Russian) and the author of Trotsky and the Comrades: the Left Opposition and the Political Culture of the RCP(b), 1923-1924. Saint-Petersburg, 2017 (in Russian)

Research interests: early Soviet political culture, modern personality cults, politics of memory

Call for papers / Appel à communications

(French version follows)


Memory and globalization in artistic and creative practices

16-17 June 2017

Université Jean Moulin Lyon 3
Institute for Transtextual and Transcultural Studies

Call for papers

The project “Memory and globalization in artistic and creative practices” focuses on the exploration of the impact of globalization on artistic and creative practices and the way this impact is memorized. The link between the notions of “memory” and “globalization” is not a coincidence, the interest in the past and its discourses accompanied by the development of archival and storage technologies gave a new push to the interest in memory studies in different disciplines. At the same time the very notion of globalization is multidimensional. It can be seen as a definition of the recent neoliberal globalized world of the last three decades, or it can be understood literally as any international, intercontinental, global or translocal contact, and in this case the temporal limits of globalization go back to antiquity.

Transfers of information lie at the core of the globalization processes and equally at the problematics of memory studies. The transfers between cultures, epochs and expressive forms present the main interest of our project. The proliferation of terms dealing with this phenomenon in arts and culture prove the complexity and importance of the subject: hybridity, contact zones, cultural transfers, entropy, encounters, exchanges, migration of ideas, intermediality and interculturality, “survivals”, even discredited today influences – all these notions that come from different disciplines and might reflect different ideologies but which nevertheless may overlap and intercross to a certain degree. We would like to establish a common space to discuss these phenomena, which encompass different geographies and temporalities and go beyond the limits of the disciplines and discourses we are subject to today.

We invite abstracts (in English or French) that explore the exchanges in the arts, creative practices, and material cultures from ancient times to today’s world. The abstract of maximum 300 words should be submitted no later than 19 March 2017 to:

The selected papers presented at the conference will be published in the academic journal Transtext(e)s Transcultures 跨文本跨文化 (



Mémoire et mondialisation dans les pratiques artistiques et créatives

Université Jean Moulin Lyon 3
Institut d’Etudes Transtextuelles et Transculturelles

16-17 juin 2017

Appel à communications

Le projet « Mémoire et mondialisation dans les pratiques artistiques et créatives » vise à explorer l’impact de la mondialisation sur les pratiques artistiques et créatives et sur la façon dont cet impact est mémorisé. Le lien entre les notions de la mémoire et la mondialisation n’est pas une coïncidence, l’intérêt postmoderne pour les discours du passé accompagné du développement des nouvelles technologies de conservation et d’archivage privilégient les problématiques axées sur la mémoire dans de différentes disciplines. En même temps, la notion même de la mondialisation est multidimensionnelle. On peut la considérer comme la définition du moment historique récent – le monde globalisé et néolibéral de trois dernières décennies, ou on peut la comprendre littéralement comme tout contact international, intercontinental, global ou translocal, et dans ce cas les limites temporelles de la mondialisation vont loin à l’antiquité.

Le transfert de l’information se trouve au cœur des processus de la mondialisation et également à la problématique des études de la mémoire. Ce transfert, ou plutôt les transferts d’informations entre cultures, époques et formes expressives et artistiques, constituent l’intérêt principal de notre projet. La prolifération des termes traitant ce phénomène dans les arts et la culture montre la complexité et l’importance du sujet. L’hybridité, les zones de contact, les transferts culturels, l’entropie, les rencontres, les échanges, la migration des idées, l’intermédiation et l’interculturalité, voire les influences si discrédités aujourd’hui – toutes ces notions proviennent de disciplines différentes, se réfèrent souvent à des phénomènes culturels différents et peuvent porter des idéologies différentes mais elles toutes s’entrecroisent dans une certaine mesure. Nous souhaiterions établir un espace commun pour discuter de ces phénomènes dans les géographies et des temporalités variées et ainsi aller au-delà des limites des disciplines et des discours auxquels nous sommes soumis aujourd’hui.

Nous invitons des résumés (en anglais ou en français) qui explorent les échanges dans les arts, les pratiques créatives, les cultures matérielles des temps anciens au monde d’aujourd’hui. Le résumé d’un maximum de 300 mots doit être soumis au plus tard le 19 mars 2017 à

Le document sélectionné présenté à la conférence sera publié dans la revue académique Transtext(e)s Transcultures 跨文本跨文化 (

London’s calling

29 October our for a moment virtual project went international. Vanessa and I met in London and not somewhere but in Tate Modern, it is a shame I don’t have a picture from that place to illustrate how much we think and love “global art”*

Best wishes,

Inna P.



* see the next post to learn more about

LA MEMOIRE DANS LES ARTS : Les lieux de mémoire et le devoir de mémoire

auteur : Marcelle Delicat

Les lieux de mémoire sont des espaces, des objets ou autres éléments matériels ou abstraits, empreints d’une charge symbolique dans lesquels s’identifie une communauté. Afin de lutter contre l’oubli, il faut rechercher des lieux matériels ou non emprunts de souvenir, se rapportant à un évènement dans lesquels on retrouve un sentiment commun à toute la nation. Par exemple en France, c’est autour de la marseillais, du 14 juillet, de la Bastille et bien d’autres que se commémore la révolution française. Ainsi, les lieux de mémoire permettent de lutter contre la disparition de la mémoire nationale. L’histoire domine et entraine la mémoire et pour ne pas la voir disparaitre, nous avons recourt aux lieux. Les lieux de mémoire n’existent que parce que l’histoire est en train d’effacer la mémoire. La mémoire appelle des souvenirs et l’histoire convoque, un discours critique qui se veut scientifique.  La lutte contre l’oubli n’est possible que dans la commémoration car elle réuni autour d’un même objectif des personnes qui ont en commun vécus des évènements qui ne doivent pas tomber dans l’oubli. Il faut donc créer des évènements.

Il existe trois sens dans lesquels l’orientation définitionnelle de l’expression « lieu de mémoire » peut se faire .Il y a un sens matériel, un sens symbolique et un sens fonctionnel. Il convient de préciser ici qu’un lieu, est perçu dans les trois sens du mot, en même temps mais à des degrés différents. Il doit donc être investi d’une aura symbolique, de par son utilisation, il peut être considéré comme objet d’un rituel et doit avoir un rappel concentré  sur le souvenir.

La notion de « devoir de mémoire » émerge au sortir de la seconde Guerre Mondiale. Et Ricœur y voit une forte implication du contexte historique dans l’élaboration de la définition de celui-ci. Il déclare: On ne peut en effet faire abstraction des conditions historiques dans lesquelles le devoir de mémoire est requis, à savoir en  Europe Occidentale et en France particulièrement, quelques décennies après les évènements horribles du milieu du XXème Siècle[1].

Ricœur fait référence à  L’holocauste et aux grandes déportations qui ont eu lieu pendant la seconde guerre mondiale. Les survivants de ces évènements ont ressenti le besoin de partager leur histoire, ils se regroupent en association. Ils veulent honorer la mémoire des disparus mais aussi garder les évènements présents dans les esprits des survivants,  informer les ignorants et l’ancrer dans la mémoire des jeunes générations : naît ainsi le devoir de mémoire.

L’expression « devoir de mémoire » est dès lors très utilisée dans le monde médiatique, politique et intellectuel. Plusieurs théoriciens se prêtent à l’exercice. Ricœur explique que le devoir de mémoire est en lui-même un paradoxe, d’abord parce qu’il contraint l’homme à vivre dans le passé et donc à refuser une mémoire au futur : elle est alors résistance à l’histoire. L’injonction à se souvenir est enfin un paradoxe parce qu’elle met sous ses ordres l’exercice du souvenir, celui-ci est désormais contrôlé alors que le souvenir échappe souvent à tout contrôle. Tous ces éléments rendent l’exercice du devoir de mémoire complexe.

Les arts en général, le cinéma et la littérature en particulier permettent donc de conserver matériellement des évènements passés. Le lecteur/ spectateur se sent concerné sans pour autant être contraint à revivre dans le passé. Les artistes donnent leur version de l’histoire participant ainsi à construction de la mémoire et la lutte contre l’oubli.

[1] P. RICOEUR, La mémoire, l’histoire, l’oubli,  Paris, Seuil, 2000, p 105.


Memorial to the 1956 Hungarian Revolution and War of Independence


LA MEMOIRE DANS LES ARTS : La mémoire collective et la mémoire individuelle

(auteur : Marcelle Delicat)

La mémoire collective et la mémoire individuelle sont deux notions théorisées par le sociologue Maurice Halbwachs. La mémoire collective est « une théorie scientifique qui dit qu’on ne se souvient jamais seul. Cela veut dire que notre mémoire et nos souvenirs sont en partie structurés par la société »[1]. Autrement dit, les souvenirs sont comme des éléments épars, incomplets ou même fragmentés. Ce n’est que grâce à la mise en commun ou à la confrontation  de ces derniers qu’il est possible de reconstituer la mémoire collective. Celle-ci est à l’exemple d’un puzzle, ou chaque élément détient une partie du tout. Faire appelle à la mémoire collective implique donc la participation du groupe sociale auquel le souvenir se rapporte.

Cette définition met en évidence le fait que la mémoire collective implique une identité collective et sociale. Halbwachs Maurice ajoute qu’il y’aurait une mémoire collective et des mémoires individuelles. Il poursuit en affirmant que la mémoire individuelle d’une personne rentre dans « le cadre de sa personnalité, ­­[…] ses souvenirs : ceux-là mêmes qui lui sont communs avec d’autres ne seraient envisagés par lui que sous l’aspect qui l’intéresse en tant qu’il se distingue d’eux »[2] . Autrement dit, la mémoire individuelle ne concerne que les souvenirs personnels de l’individu, sa propre expérience et son identité personnelle ; d’ailleurs, si sa mémoire collective et sa mémoire individuelle partagent certains souvenirs, il en fera une expérience personnelle.

On peut remarquer que la mémoire collective et la mémoire individuelle sont très liées. Par ailleurs, il ne serait pas prudent de penser que la mémoire collective n’est que la somme des mémoires individuelles. Les deux mémoires interagissent et s’influencent mutuellement. Pour ce faire, elles prennent appui sur les cadres sociaux. On entend par cadres sociaux les éléments qui structurent la société tels que le temps, l’espace, le langage (ou les mots), la religion, la famille, la classe sociale, etc. La notion de mémoire inclut implicitement celle d’oubli, cependant, l’oubli n’est nullement une menace pour la mémoire. A ce titre, Todorov pense que « la mémoire ne s’oppose nullement à l’oubli »[3] car elle est l’interaction entre l’effacement et la conservation du souvenir.  Nos souvenirs des évènements passés ne sont que des fragments et des images ; c’est la présence de l’Autre qui nous permet de nous souvenir totalement et donc de lutter contre l’oubli.

 L’expérience sociale est donc la condition d’existence de la remémoration car la mémoire ne revit pas les évènements, elle reconstruit le passé en fonction des cadres sociaux présents.

[1] HALBWACHS (M), La mémoire collective, Paris, PUF, Coll. Bibliothèque de philosophie, 1950, p.6.

[2]M. HALBWACHS La mémoire collective, Op cit, p.25.

[3] T. TODOROV, Les Abus de la mémoire, Paris, Arleas, 1995,p.14.


Aby M. Warburg «Mnemosyne-Atlas»

Mémoire et mondialisation dans les pratiques artistiques et créatives

Le projet vise à explorer les formes de la représentation du passé et du présent dans les pratiques artistiques et créatives. Notre présent est saturé des flux d’information facilitée par les nouvelles technologies, se compose des images du passé, des mythes, des mémoires collectives et des fantasmes individuels. Selon Andreas Huyssen la crise identitaire contemporaine caractérisée par la déconnexion entre l’expérience et la mémoire donne « un puissant stimulant pour la créativité culturelle et artistique. »[1] Pour atteindre à nos objectifs nous organiserons les ateliers, séminaires et un colloque dont les résultats seront publiés.

[1] Andreas Huyssen, Twilight Memories: Marking Time in a Culture of Amnesia, Routledge, 1995.